Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Découvrez les enjeux et les acteurs de la déclinaison régionale du PNA Milan royal en région Provence-Alpes-Côte d’Azur !

Quelle est la situation actuelle ?

Une espèce en limite d’aire de répartition

Le Milan royal est un nicheur rare en région PACA. Historiquement, un couple nichait en Crau dans les années 1980 et sur la commune de Salon-de-Provence en 1998. Un couple avait également été observé en période de reproduction dans les Hautes-Alpes dans les années 1990, ainsi que dans le Var entre 1998 et 2000, sans preuve formelle.

Depuis 2018, un seul site de nidification est connu dans les Hautes-Alpes. Le couple y niche chaque année. En 2026, des recherches conjointes entre la LPO PACA et le Parc national des Écrins ont permis de localiser l’aire d’un second couple, suspecté depuis 2021. Les observations suggèrent également l’existence d’un troisième couple.

 

© Martin Steenhaut
effectifs hivernants de Milan royal
Évolution des effectifs hivernants de Milan royal en région PACA sur la période 2016-2026.

En dehors de la saison de reproduction, le Milan royal est grégaire et forme des dortoirs regroupant plusieurs dizaines d’individus, aussi bien sur les sites d’hivernage que lors de la migration. Le long du Rhône, entre les Bouches-du-Rhône et le Gard, un à plusieurs dortoirs hivernaux existent, regroupant plusieurs dizaines voire centaines d’oiseaux. La majorité des effectifs se situe dans le Gard.

En région PACA, en dehors du linéaire du Rhône, les dortoirs hivernaux sont rares et très variables dans l’espace et le temps. Historiquement, deux dortoirs hivernaux existaient autour de Saint-Martin-de-Crau dans les Bouches-du-Rhône, et au sud du Cannet-des-Maures dans le Var. Depuis 2025, un nouveau dortoir a été découvert sur la commune de Ginasservis, dans le Var.

Où vivent les Milan royaux dans la région ?

© Pelleautier Jean-François

Le Milan royal, comme bien d’autres espèces, utilise le Rhône et la Durance comme voies et haltes migratoires, bien qu’il soit possible de l’observer dans toute la région en période de migration.

Un espèce localisée

Le Milan royal niche dans des bocages de moyenne montagne entre 1000 et 1100 mètres d’altitude, entourés de prairies et de zones agricoles dans lesquelles il se nourrit. Les seuls couples nicheurs connus vivent dans les Hautes-Alpes.

En hivernage, la majorité des observations de l’espèce se concentre en Camargue, site d’importance internationale pour la conservation des oiseaux. Les milans royaux deviennent grégaires en hiver et se regroupent en dortoir de plusieurs dizaines à centaines d’individus dans des boisements bocagers des plaines agricoles.

Dortoir © Luc Souret
La Durance - © Aurélie MASVIDAL

Quelles actions ?

Suivi des couples et comptage des dortoirs hivernaux

Le suivi des couples nicheurs est réalisé afin d’évaluer la productivité des couples et identifier les sources d’échecs de reproduction ou de changement d’aires. Chaque année, la région participe au comptage européen des milans royaux en dortoir. Même si la région se situe en limite d’aire de répartition de l’espèce, le comptage des individus est essentiel pour évaluer avec précision la taille de la population nationale, et évaluer l’efficacité des actions mises en œuvre dans le cadre du PNA.

Zones de sensibilité et porter à connaissances

Les principales zones de présence et de déplacement du Milan royal en région PACA sont actualisées chaque année afin d’obtenir un zonage plus précis et plus représentatif de la distribution de l’espèce. L’objectif principal est de faciliter la prise en compte du Milan royal sur le territoire lors des phases jugées sensibles, à savoir la nidification, l’hivernage et le passage migratoire. Ces zones de sensibilité sont disponibles et consultables sur le site de la DREAL PACA.

Limiter l'impact des lignes et poteaux électriques

La LPO PACA collabore avec ENEDIS et RTE afin d’évaluer et de limiter les risques d’électrocution et de collision des oiseaux liés au réseau électrique. Les moyens mis en œuvre comprennent l’installation d’équipements avifaune sur les pylônes, l’enfouissement des lignes et la réalisation d’études d’impact. Toute observation de mortalité est communiquée aux partenaires et les lignes ou pylônes concernés sont ensuite équipés en priorité d’équipements avifaune ou de balises. Des formations sont dispensées aux partenaires dans le but de pérenniser le savoir-faire en matière d’équipement des lignes et des ouvrages dangereux pour l’avifaune, de démontrer l’utilité des dispositifs avifaune et d’en expliquer leur mise en place. La LPO PACA est aussi partenaire du programme LIFE SafeLines4Birds qui vise la réduction de la mortalité non naturelle de 13 espèces d'oiseaux le long des lignes électriques en France, en Belgique et au Portugal, et forme chaque année plusieurs salariés du réseau LPO.

Contribuer au programme life EUROKITE

Les cas de mortalité d’origine anthropique d’oiseaux équipés de balises GPS sont signalés aux structures du programme LIFE EUROKITE. Les cadavres d’oiseaux sont récupérés afin de procéder à une autopsie et à des analyses toxicologiques afin de déterminer la cause de la mort de l’oiseau. Lorsqu’une infraction est avérée (capture, braconnage, empoisonnement…), une enquête judiciaire est ouverte par les services de l’état et une plainte est déposée conjointement par la LPO PACA et la LPO France. L’Office Français de la Biodiversité est notamment impliqué dans les enquêtes de terrain et judiciaires.

Cadavre de Milan royal - © JEan-Paul Coulomb

Quels partenaires impliqués ?

Contacts

Aurélie TORRES

LPO PACA

aurelie.torres@lpo.fr

06 24 27 74 47

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