La connaissance de sa biologie et de ses exigences écologiques est primordiale pour cibler les actions de conservation à mener.
Comment reconnaître le Milan royal ?
UN COSTUME ROYAL
Le Milan royal arbore des couleurs singulières qui le différencient de son cousin le milan noir. Sa tête est blanchâtre, son dos brun-roux et son ventre roux barré de brun. Sur la face inférieure des ailes, au niveau du poignet jusqu’aux rémiges, de grandes taches blanches le caractérisent.
UNE SILHOUETTE RECONNAISSABLE
En vol, le Milan royal possède une silhouette élégante. Sa longue queue triangulaire est profondément échancrée, en V, ses ailes sont effilées, lui conférant une allure de douce tranquillité en vol. Plutôt silencieux, le Milan royal vocalise généralement au dortoir et lors de la période de nidification. Son cri est un sifflement long et modulé sur la fin.
Quel habitat ?
Des prairies pour chasser, des boisements pour nicher
Le Milan royal fréquente les milieux ouverts, tels que les zones agricoles peu ou pas remembrées où il trouve sa nourriture. C’est une espèce très opportuniste, au régime alimentaire varié, chassant micromammifères, oiseaux et invertébrés. C’est aussi un charognard, et il lui arrive de dérober de la nourriture aux autres oiseaux.
Pour nicher, le Milan royal affectionne les milieux boisés, en plaine, rarement au-delà des 1000 mètres d’altitude. Grégaire en dehors de la saison de reproduction, il forme, l’hiver venu, des dortoirs de plusieurs dizaines à (parfois) plusieurs centaines d’individus, situés dans des boisements ou bosquets.
Où l’observer ?
UNE POPULATION NICHEUSE EN DECLIN
Le Milan royal est le seul rapace endémique d’Europe. La France accueille la deuxième population nicheuse et la seconde population hivernante du continent, et même du monde, puisque cet oiseau n’est présent qu’en Europe. La période de nidification commence dès février-mars, et les migrations pour rejoindre les zones d’hivernage ont lieu à partir de mi-septembre, après l’émancipation des juvéniles.
En France, les populations nicheuses se décomposent en plusieurs zones que sont le piémont pyrénéen, le Massif central, et le quart nord-est de la France. La Corse accueille parmi les plus importantes densités d’Europe, en Balagne (plus de 300 couples/100km²) et autour d’Ajaccio. Les populations hivernantes se retrouvent essentiellement dans le Massif central et dans les Pyrénées.
Quelles menaces pèsent sur le Butor étoilé ?

Cadeaux empoisonnés
L’empoisonnement est la première cause de mortalité directe de l’espèce, le Milan royal étant particulièrement exposé du fait de son comportement charognard opportuniste. De plus, son vol lent fait de lui une cible facile pour les tirs, pourtant strictement interdits.
Un parcours semé d’embuches
Les collisions avec des installations humaines sont une cause importante de mortalité chez les milans royaux : éoliennes, lignes électriques, véhicules… Ces derniers étant particulièrement meurtrier pour l’espèce.
Crise du logement
Le Milan royal est particulièrement lié aux milieux prairiaux, et leur diminution et leur fragmentation a largement impacté l’espèce. Par ailleurs, la fermeture progressive des décharges à ciel ouvert constitue une diminution de ressources alimentaire accessible, bien que potentiellement dangereuses, pour le milan royal.
Un habitant sensible
Le Milan royal est particulièrement sensible lors de la période de nidification, et l’exploitation forestière, les travaux agricoles, engins motorisés ou passages répétés des passants peut conduire à un échec de reproduction.
Pourquoi le protéger ?
Un chasseur efficace
Le Milan royal chassant en majorité des micromammifères (campagnol, mulot, etc), il participe à la régulation naturelle de leurs populations. La valorisation de ce rôle est primordiale auprès des agriculteurs pour mener efficacement des actions pour sa protection (Restaurer les milieux ouverts, accompagner l’usage de la bromadiolone).

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