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Publication : Étude LIFE EUROKITE sur la mortalité des milans royaux

Publié le 10 septembre 2026
Répartition de la mortalité chez les milans royaux : (a) synthèse des données (« mortalité » et « problèmes liés au marquage »). La catégorie « poussins » comprend tous les poussins et les jeunes oiseaux qui n’ont pas encore acquis leur pleine capacité de vol. (b) Nombre de cas de mortalité (lignes) chez les subadultes et les adultes, et proportion des causes anthropiques entre 2013 et 2022 (diagrammes à barres). (c) Proportion des différentes catégories de mortalité pour les différentes classes d’âge. Le motif à l’intérieur des barres indique le degré de certitude (plein : « certain », hachuré : « probable », en damier : « possible »). Les chiffres indiquent la proportion totale, les barres d’erreur correspondent à des intervalles de confiance à 95 %. (d) Localisation des cas de mortalité chez les subadultes et les adultes. Les zones grises indiquent la densité des individus suivis dans le cadre de cette étude, avec une résolution de 10 km²

Le projet LIFE EUROKITE a annocé la publication préliminaire d’un article scientifique majeur intitulé “High human-caused mortality in GPS-tracked red kites across Europe” (« Mortalité élevée d’origine humaine chez les milans royaux suivis par GPS à travers l’Europe »). Cette étude est actuellement en cours d’examen par la revue npj Biodiversity et n’a pas encore fait l’objet d’un processus officiel d’évaluation par les pairs. Elle constitue néanmoins l’analyse la plus complète à ce jour de la mortalité des milans royaux (Milvus milvus) sur le continent européen.

Entre 2013 et 2022, les chercheurs ont suivi 2 346 milans royaux à l’aide de la télémétrie par GPS haute résolution, ce qui a permis de détecter et d’étudier 979 cas de mortalité.

Les mortalités illégales, en particulier par empoisonnement, ont été identifiées comme la principale cause de décès chez l’espèce, l’empoisonnement représentant à lui seul 25 % de l’ensemble des cas. Parmi les origines de ces empoisonnements, on retrouve l’utilisation de rodenticides, d’appâts empoisonnés ciblant les prédateurs (renards, rapaces, martres, …) et les pratiques de gestion du gibier.

En tant qu’espèce indicatrice clé de l’écosystème, le milan royal joue un rôle important dans la surveillance de la biodiversité européenne.

Ces travaux établissent une nouvelle référence dans l’utilisation des technologies de suivi avancées au service de la conservation de la faune sauvage et démontrent l’importance cruciale de la collaboration transfrontalière pour réduire la mortalité des rapaces et assurer la survie à long terme de l’espèce.

Prépublication :

“High human-caused mortality in GPS-tracked red kites across Europe”, 2026 [https://doi.org/10.21203/rs.3.rs-9705180/v1]

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